AURELIEN 270-275

Lucius, Domitius, Aurelianus

Aurélianus bronze - 22 mm - 2,91 gr - ex 05

A/ IMP C AVRELIANVS AVG

R/ CONCORDIA MILITVM

L'entente des soldats

Commentaires à propos de ce type monétaire :

Le revers célèbre l'entente des armées. La propagande monétaire exalte cette "concorde" et la fidélité de l'armée envers le prince représenté serrant la main de Concordia. L'étude des campagnes militaires d'Aurélien est fascinante car les armées de l'empereur furent amenées sans cesse d'une partie de l'Empire à une autre : de Palmyre en Syrie, pour lutter contre Vaballath, à Chalons en Champagne en Gaule pour renverser le régime de Tétricus, sans compter les incessants combats contre les barbares du Danube. Au cours de la sixième émission, les bustes cuirassés deviennent plus grands. On retrouve un phénomène parallèle dans les autres ateliers monétaires : les bustes cuirassés à mi-corps sont sans doute voulus par l'administration monétaire qui représente ainsi l'empereur tel un grand héros militaire toujours cuirassé.

Historique : Aurélien est né vers 207 à Sirmium. Après une brillante carrière militaire, il fut proclamé auguste à Sirmium après la mort de Claude II et resta seul empereur après le suicide de Quintille. Il prit la douloureuse décision d'abandonner la Dacie en 271 puis attaqua Zénobie et Vaballath en s'emparant de Palmyre en 272. Ensuite, il entreprit la reconquête de l'Empire Gaulois et vainquit Tétricus à Châlons. Il triomphe à Rome et accorde la vie sauve à ses prisonniers de marque. Il est assassiné au moment où il préparait une campagne contre les Sassanides afin de reconquérir la Mésopotamie. Avec la réforme, Aurélien essaya de récréer un véritable système monétaire cohérent qui avait complètement disparu depuis la fin du règne de Gallien. Un retour à l'orthodoxie monétaire, les victoires sur Palmyre et l'Empire Gaulois permirent cette restauration monétaire qui devait subsister tant bien que mal jusqu'à la réforme de Dioclétien en 294. Apparemment le denier, parfois argenté, valait la moitié de la nouvelle monnaie dénommée aurelianus ou antoninianus.

Réf : RIC 215 f - Cohen p. 182 réf. 60