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Saint Eloi, patron des numismates.


Evêque de Noyon, né à Chaptelat, près de Limoges, en 588, mort à Noyon en 659. Il apprit, sous la direction d'Abbon, maître de la monnaie de la ville de Limpges, la profession d'Orfèvre, où il ne tarda pas à exceller.
Bobon, trésorier de Clotaire II, lui ayant commandé un trône pour le roi, il en exécuta deux avec la quantité de métal précieux qui lui avait été fournie pour un seul. Touché de cet acte de probité, Clotaire le nomma son maître de la monnaie, et, en effet, les pièces d'or de ce temps qui ont été retrouvées dans les tombeaux mérovingiens, portent sa signature. Il continuait pourtant à exercer son métier. Des traditions locales lui attribuent beaucoup de pièces d'orfèvrerie, qui, malheureusement, ont été détruites à l'époque de la Révolution ; notamment les châsses de saint Quentin, de saint Piat, de saint Séverin et de sainte Geneviève.
La piété et la charité d'Eloi (en latin Eligius) étaient plus grandes encore que son talent. Plein d'estime pour ses vertus, le roi Dagobert en fit son principal conseiller et le chargea d'obtenir la soumission de Judicaël, duc des Bretons. Nommé en 639 évêque de Noyon, Eloi fonda des hôpitaux, bâtit des monastères et travailla avec zèle à la conversion des païens, encore nombreux dans son vaste diocèse, surtout aux environs de Gand et Courtrai. Sa vie a été écrite par saint Ouen, archevêque de Rouen, son ami.
Saint-Eloi est le patron des orfèvres et des ouvriers métallurgistes, des maréchaux-ferrants et des monayeurs. Par extension, les numismates et les agents des finances l'ont également choisi comme leur Patron (fête le 1er décembre). Il est toujours représenté avec ses outils de forgeron et parfois avec un fer à cheval stylisé.
Dans nos contrées, sa fête est encore célébrée et s'accompagne d'us et coutumes folkloriques tels que les processions à cheval et les petits pains de Saint-Eloi.



Francis