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FACE AU GRAND CESAR, AMBIORIX LE VERCINGETORIX BELGE.


Il y maintenant plus de 2000 ans, Jules César a dit : "De tout les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves".
Vous allez lire ici les faits les plus méconnus de l'histoire de cette guerre qui vit la capitulation de toute la Gaule et la rédition de Vercingétorix après six années de campagnes... passées en grande partie en Gaule Belgique.
En 58 avant notre ère, les peuples celtes d'Helvetie (Suisse) mettent le feu à leurs villages et entamment une migration vers la Gaule... menaçant de la sorte les tribus alliées à Rome (les Eduens) et la Province romaine (la Provence). César leur interdit l'accès aux provinces romaines et saisit l'occasion pour pénétrer en Gaule.
L'année d'après, les tribus de Gaule Belgique sont les premières à se liguer et se révolter contre les romains. César marche alors contre toutes ces tribus, tandis que son officier Publius Crassus, avec une seule légion soumet les peuples d'Armorique.
En 56, César fait face à la révolte des peuples de l'Armorique, soumet l'Aquitaine et repasse en Gaule Belgique se rappeller au bon souvenir des Belges.
En 55, il retourne encore en Belgique mener de durs combats contre les Germains, passe le Rhin et pénètre brièvement en Germanie. Ceci fait, il entame sa première expédition dans l'île de Bretagne (l'Angleterre). A son retour, les Morins se révoltent et César est contraint d'hiverner en Belgique avec toutes ses légions.
En 54, il part avec 4 légions, sans bagage et huit cents cavaliers chez les Trévires qui essayaient de trouver du soutient au delà du Rhin. Cette affaire règlée, César retourne en Bretagne (Angleterre). De retour en Gaule, il est contraint de disperser ses légions en vue de l'hivernage, en raison de mauvaises récoltes : 9 legions et demi éparpillées chez les Belges, décidément peu enclins à se soumettre, et deux légions hors de Gaule Belgique, dont la plus récemment levée. C'est alors qu'Ambiorix, un des deux chefs d'une obscure petite tribu belge trouve une ruse pour faire quitter la demi légion de son camp et l'exterminer complètement. Le fait sera unique dans toute l'histoire de cette guerre et, César, décontenancé, aura la rancune tenace. Le camp installé en territoire Nervien est à son tour attaqué. César à grand renfort de légions doit secourir sa légion assiégée. .. il vainc les Nerviens, mais les Trévires se révoltent à leur tour puis sont battus par Labienus.
Toute l'année 53 est passée à guerroyer en Belgique et la fin de la campagne voit une véritable chasse à l'homme contre Ambiorix ainsi qu'une guerre d'extermination menée contre son peuple et ses voisins.
En 52, le reste de la Gaule se réveille enfin, les marchands romains sont massacrés à Genabum, et une alliance se crée autour du chef arverne Vercingetorix, jusque là considéré comme un "frère" de César. Le reste est plus connu, César marche contre les confédérés, fait plusieurs sièges, butte contre Gergovie qu'il ne parvient pas à prendre. Après avoir levé le siège, il est attaqué par la cavalerie gauloise alors que son armée est en marche. Les Gaulois échouent, et pousuivis sont contraint de trouver refuge à Alesia. César fait le siège de l'oppidum et prévoit une seconde muraille tournée vers l'extérieur, s'enfermant ainsi avec ces légions, dans une sorte d'anneau autour d'Alesia. Les hommes de Vercingétorix ne trouverons jamais la faille, et l'armée de renfort, venue de toute la Gaule, en masse, buttera également contre les défenses de césar... et s'en ira... Vercingétorix est vaincu, et avec lui, la Gaule s'incline...
Toute la Gaule ? Non, en 51, les Bellovaques et autres peuples belges ne se résignent point. César marche à nouveau contre eux et les vainc, puis il retourne dans le pays d'Ambiorix pour le ravager complètement, massacrant, incendiant, pillant... le pays à qui il du ses plus fortes pertes : une demi légion. Quelques autres foyers de résistances furent rapidement éteints. Ainsi César pu retourner se consacrer à Rome et à d'autres guerres...
Curieusement, l'histoire a retenu le nom des perdants... qui connait encore le chef belge Ambiorix qui ne fut jamais pris, et qui fit frémir César au point que celui-ci désira exterminer totalement son peuple, et revint à deux reprises dévaster les terres des Eburons. Nul doute qu'il dut encore avoir longtemps des sueurs froides, la nuit, en pensant à Ambiorix.


"Mais L'ennemi, même alors qu'il ne lui restait plus guère d'espoir, montra un tel courage que, quand les premiers étaient tombés, ceux qui les suivaient montaient sur leurs corps pour se battre, lançaient des traits sur nos soldats et renvoyaient les javelots qui manquaient leur but. Ainsi, ce n'était pas une folle entreprise pour des hommes d'un pareil courage, il faut le reconnaître, que d'avoir osé franchir une rivière très large, escalader une berge fort élevée et monter à l'assaut d'une position très forte. Cette tâche, leur héroïsme l'avait rendue facile" (César, Guerre des Gaules, II, 27).

Article & site de Frédéric Weber : Index des Monnaies antiques